En attendant, tous les moyens sont bons pour exercer des pressions sur eux. Pour le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, par exemple, les juges mettent en péril le sauvetage de la zone euro ! «Un report important du MES qui était prévu pour juillet de cette année, pourrait ouvrir une nouvelle période d’incertitudes sur les marchés en Allemagne et entraîner une considérable perte de confiance dans la capacité de la zone euro à prendre les décisions nécessaires dans un délai approprié», a prévenu Wolfgang Schaüble. «Les doutes pesant sur la possibilité constitutionnelle ou sur la capacité de l’Allemagne à contenir les risques pesant sur la stabilité de la zone euro pourraient exacerber les symptômes de la crise préexistants», a-t-il ajouté. «Certains Etats membres de la zone euro vont finir par rencontrer des problèmes pour se financer, ce qui soulèvera des questions sur la stabilité de la zone euro dans son ensemble», a-t-il conclu.
Curieux qu’un ministre des Finances d’un pays fasse pression sur des juges ayant en principe le souci de la manière dont on utilise les deniers publics des citoyens. N’en déplaise à Wolfgang Schaüble, le président Joachim Gauck n’imposera sa signature qu’après l’aval des juges de la Cour constitutionnelle de Karlsruhe. Ce sera probablement qu’une question de temps.
Des amis de Wolfgang Schaüble n’apprécient pas le retard imposé et voient rouge en attendant le verdict des juges allemands. Tel est par exemple le cas de Christine Lagarde, ce symbole de la connaissance de l’économie vertueuse. «Si j’entends encore une fois la Cour Constitutionnelle je quitte la pièce» ! Si seulement Mme Lagarde pouvait mettre en pratique ce qu’elle dit…
Le gouvernement allemand estime que la zone euro risque de se retrouver dans une situation délicate si rien n’est fait pour stabiliser le bloc monétaire qui risque d’éclater. Et quelle serait l’alternative ? “L’alternative à la stabilisation de la zone euro est de la scinder avec des conséquences difficiles à prévoir”, a avancé le ministre des Finances allemands. Un message ?
Source:LIESI