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Zone euro : épisode II en formation !

En quelques jours seulement, le paysage a vitement été bouleversé. Les quelques rares oiseaux venus critiquer le réalisme de notre rédaction sont partis sur d’autres sites spécialistes de la politique de l’autruche. Il est cependant vrai que l’intervention de l’agent Draghi a permis de retarder la prochaine attaque, celle qui prend forme maintenant. Nous pensions que les choses iraient plus vite. Pourquoi avoir fait tourner la planche à billets et injecter pour retarder cet épisode II, en cours de développement ? Il y a plusieurs réponses. Nous n’avons pas le temps de les développer. Mais nous privilégions celle qui met en rapport le trio Draghi/Goldman Sachs/Rockefeller.

Depuis quelques heures, les mauvaises nouvelles s’accumulent pour l’Espagne. «Après avoir annoncé que l’endettement du pays allait monter à 79,8 % du PIB (niveau jamais vu depuis au moins 30 ans), l’Espagne a raté ses émissions de dette mercredi 4 avril. Le Trésor n’a réussi à placer que 2,6 milliards d’euros de titres obligataires, alors qu’il visait un montant maximum de 3,5 milliards d’euros. En outre, le coût de financement sur les marchés est en hausse, signe que les effets bénéfiques du prêt gigantesque de la Banque centrale européenne (BCE) aux banques sont en train de s’estomper » (Les Echos). Entre-temps, Mario Draghi a extrêmement fragilisé la BCE… et donc sa crédibilité… et donc l’euro qui n’a pas l’air de faire bonne figure. L’injection de 1.000 milliards de liquidités pour 3 ans de la BCE commence à montrer ses limites. Ce point est intéressant…

Les banques sont de nouveau dans la tourmente

«Les tensions se sont aussi répercutées aux banques espagnoles, ainsi qu’autres pays périphériques  de la zone euro. Les taux à 10 ans italiens augmentaient de 17 points à 5,3 %, ceux du Portugal de 18 points à 11,46 %, et ceux de la Grèce de 78 points à 20,9 % » (Les Echos).

Les bancaires françaises piquent du nez avec des baisses très conséquentes : par exemple 20% pour le CREDIT AGRICOLE en quelques séances seulement. Voyons-y le signe du hasard…

 

Source: LIESI

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