On peut ainsi lire dans Les Echos :
Il a notamment accuser les banques de plonger les Turcs dans la pauvreté en raison de leurs tarifs exhorbitants. Le chef du gouvernement s’en est une nouvelle fois pris au « lobby des taux d’intérêt », coupable à ses yeux de chercher à affaiblir l’économie turque.
« Ne prenez pas ces cartes de crédit. Qui paye pour cet argent ? Ce ne sont pas les riches, mais les pauvres qui sont prêt à tout pour avoir une carte de crédit. Ils friment avec, et avant que le mois ne se termine, les fonds sont à sec. Il nous faut ensemble mettre en échec ce petit jeu »
Entre la dépréciation de 9% de sa monnaie depuis Mai lié à l’aggravement de sa balance commerciale (suite à la baisse des importations de la zone euro), l’augmentation des taux d’intérêts des banques, et la fuite de près de 3 milliards de capitaux étrangers en quelques semaines, le premier ministre a adopté une politique différente de celle de nombreux pays occidentaux (comme les Pays-bas).
Ainsi l’endettement des ménages turques ne relancera pas la consommation de ses derniers.
Il sera intéressant de voir comment les relations internationales et économiques évoluent depuis Ankara ces prochaines semaines, car n’oublions pas qu’en Turquie, on trouve 18 000 sociétés à capitaux étrangers , et que plus d’un tiers des banques sont étrangères.
Lilian D – News360x