Cet article intitulé « Moscocivi’s perpetual increasing taxe machine » expliquait que le ministre français avait découvert le mouvement perpétuel qui permettait d’augmenter les impôts. En effet, Moscovici avait déclaré qu’en l’absence de reprise économique, il faudrait à nouveau, pour satisfaire aux ratios fixés par l’Allemagne, augmenter la charge fiscale sur les Français.


Comme l’augmentation des impôts baisse le pouvoir d’achat des consommateurs et qu’en même temps les banques ne peuvent accorder de crédit parce qu’elles sont en phase de réduction de la taille de leurs bilans, cela voulait dire que, plus on allait augmenter les impôts, plus la croissance allait se réduire. Plus la croissance allait se réduire, plus il allait falloir augmenter les impôts, etc. Nous expliquions que c’était un excellent moyen pour les socialistes de… socialiser la France. Grâce à ce moyen, on baisse sans arrêt les ressources du secteur privé et, à l’inverse, on augmente en proportion relative sans cesse celles du secteur public. Grâce au principe de Moscovici, c’est la marche lente, mais inéluctable, vers le socialisme. Simplement par glissement sociologique. On vote pour la main qui vous nourrit.


Nous venons d’apprendre une nouvelle qui va dans le même sens. Les effectifs de la fonction publique ont progressé de 0,3% l’an dernier en France. Cette hausse interrompt la baisse qui avait été tentée et obtenue les années précédentes. C’est le socialisme municipal, avec son népotisme et ses prébendes, qui enregistre la meilleure performance de créations d’emplois puisque les effectifs des collectivités locales ont augmenté de 1,7%. La hausse de l’emploi chez les collectivités locales étant quasi générale. Les salaires, soit dit en passant ont beau être gelés au niveau du point d’indice, les primes en tous genres pleuvent pour compenser.
Une augmentation salariale pour les fonctionnaires de catégorie C en janvier 2014 -Avec effet rétroactif à Avril 2013
Le 23 juillet 2013, le cabinet de la ministre de la Fonction publique a confirmé, aux organisations syndicales, l’augmentation prochaine pour les fonctionnaires de catégorie C. Le pouvoir d’achat des agents de catégorie C sera bien revu à la hausse au 1er janvier 2014. Alors que le point d’indice devrait rester gelé en 2014, les agents de catégorie C seront donc la seule catégorie de personnels à bénéficier d’une hausse de leur traitement de base. D’après nos calculs, il pourrait s’agir d’une augmentation de 20 à 30 euros mensuels à partir du 1er janvier 2014 Avec effet rétroactif à Avril 2013
Nous faisons le pari que, là encore, le gouvernement socialiste a inventé une nouvelle machine pour se maintenir quelles que soient les circonstances, et surtout si cela va mal, au pouvoir. En effet, sa clientèle électorale, sa base, ce sont les gens qui dépendent de l’emploi public directement et indirectement. Comme l’emploi public augmente les frais généraux de la nation, le secteur privé devient de moins en moins compétitif, il licencie. Le nombre d’emplois privés diminuant, la proportion d’emplois publics, elle, ne cesse d’augmenter, ce qui se traduit par une hausse inéluctable, mécanique, de la clientèle électorale des socialistes.


En clair, plus ils augmentent les impôts, plus ils accroissent leur base électorale ; plus ils détruisent l’emploi privé et augmentent l’emploi public, plus ils augmentent leur clientèle potentielle. Il suffit de faire cela pendant quatre ans, puis, au cours de la dernière année, d’arroser de mesures démagogiques pour faire publier les quatre années de galère et le tour est joué. La droite, qui est suffisamment stupide pour avoir toujours le couteau entre les dents se fait et se fera bien entendu prendre au piège. Il suffira, comme par le passé, d’axer la campagne sur le : « Au secours la droite revient ».


Nous avons considéré, dès l’annonce, que le coup de la grande réforme fiscale d’Ayrault était une pure manœuvre politique: un lapin sorti du chapeau pour faire diversion. Nous avons expliqué que:
-Ce n’était pas dans le programme du gouvernement publié en Janvier. -Que cela introduisait une nouvelle instabilité dans un édifice déjà fragile.
La réforme fiscale est contreproductive en termes conjoncturels car elle introduit une nouvelle incertitude majeure dans le système et renforce les tendances à la rétention et l’attentisme. Pour retrouver une croissance minimum il faut une certaine stabilité des règles du jeu, c’est une évidence, pas besoin d’être économiste pour le comprendre.
Le patron de la BCE, Draghi est sorti de sa réserve sur cette question cette semaine, il a déclaré :" la France a besoin de retrouver une stabilité fiscale". C’est une intervention très directe qui s’assimile à une remontrance alors que le Premier Ministre croit prolonger son mandat en lançant ce chantier.
D’un côté, la BCE fait tout pour dégeler le comportement des agents économiques et inciter aux prises de risques, de l’autre il y a un politicien qui essaie de sauver son portefeuille en incitant à la frilosité. On appuie sur la pédale d’accélérateur et la pédale de frein en même temps.
Rien d’étonnant si les dernières enquêtes de conjoncture pointent dans le sens de la rechute française alors qu’une tentative de stabilisation se dessinait il y a quelques semaines.
Notre idée est que le comportement et les choix d’Ayrault constituent une manœuvre personnelle inopportune; Les rumeurs selon lesquelles Hollande ne serait pas très content circulent. D’ailleurs il faut noter que Hollande a tout fait pour minimiser cette réforme.
A l’approche des municipales, ceci se conjugue à la publication conflictuelle du rapport sur l’immigration, l’intégration, le voile à l’école etc. Cette publication ravive des débats purement politiciens, clivant et polarisant qui, dans une certaine mesure font le jeu du Front National en plaçant le débat sur son terrain. On peut par conséquent assimiler tout cela et considérer que loin d’être des actes de gestion, ce sont des manœuvres peu reluisantes.
Source:leblogalupus