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Pétrole et retombées...

Elles devaient matérialiser les grandes ambitions urbaines de l’Azerbaïdjan pour sa capitale. Ailleurs, en Afrique, lapétro-diplomatie chinoise marquait de son empreinte tout un continent au travers de grands projets d’infrastructure s'étendant du Nigéria à l’Angola : réhabilitation de la voie ferrée longue de 1 300 km reliant le port de Lobito en Angola à la ville de Lubumbashi en République Démocratique du Congo, le financement d’oléoducs au Soudan, etc. Au Brésil, la société publique Petrobras, aujourd’hui mise sur la sellette pour des problèmes de corruption, entamait de nouvelles explorations notamment en vue d’exploiter des gisements pré-salifères en eaux très profondes. Son objectif de doubler sa production à l’horizon 2020 induisit d’importantes dépenses d’investissement et un endettement considérable.

Croissance chinoise vs. comptes courants





Source : Bloomberg

... suivie d'une baisse inéluctable 

Cependant, dès le début de l’année 2014, les fondements de cette progression inédite des prix pétroliers commencèrent à s’effriter. Avant cela déjà, en mai 2013, Ben Bernanke annonçait la fin prochaine de la politique de relâchement monétaire mise en place au lendemain de la faillite de Lehman Brothers. Les marchés ont alors commencé à tabler sur une remontée des taux d’intérêt outre-Atlantique. Le rapatriement des capitaux débuta et les devises des pays émergents entamèrent leur dépréciation. En janvier de l’année dernière, l’Argentine dévaluait sa monnaie, suivie du Kazakhstan le mois d’après. Plus récemment, en novembre, ce fut au tour du Nigeria de tenter de stabiliser le naira. Toutes ces économies doivent faire face à l’hémorragie de leurs réserves de change. Par ailleurs, un soutien à la hausse des prix des matières premières, à savoir la croissance chinoise, est lui aussi remis en question. Depuis le milieu de l’année 2014, le prix du baril s’inscrit à la baisse. Lors de sa dernière réunion tenue le 27 novembre dernier, l’OPEP mettait le feu aux poudres en refusant de réduire sa production et en maintenant le quota officiel à 30 millions de barils par jour. Le 6 janvier dernier, pour la première fois depuis le mois d'avril 2009, le West Texas Intermediate(WTI) clôturait en-dessous des 50 dollars. Pour mémoire, son plus-haut jamais atteint était de 145,29 dollars en juillet 2008...

Source:objectifeco

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