Yoram Ariav, ancien ministre israélien de l’Economie et des Finances, met en avant l’importance de ce coût pour les foyers israéliens. Non seulement l’économie va souffrir, mais surtout le citoyen parce que les prix du pétrole et de l’énergie en général vont s’envoler. Puis il y a le coût de la guerre, même si les Etats-Unis offrent de nombreuses munitions et armes diverses. Il a aussi rappelé les coûts de la guerre contre le Liban, en 2006, guerre qu’Israël a d’ailleurs royalement perdu. Le ministère des Finances avait dû apporter au ministère de la Défense la bagatelle de 8,2 milliards de shekels (2,2 milliards de dollars). Le gouvernement avait été contraint d’apporter 1,75 milliard de dollars pour reconstruire les infrastructures détruites.
Une éventuelle guerre contre l’Iran devrait se traduire par un renforcement des équipements et la multiplication d’abris, la fourniture de masques, etc. Qui va payer les rêves insensés des jabotinkistes dans la mouvance du Premier ministre B. Netanyahu ? Certains organismes de prévoyance évoquent des sommes de l’ordre de plus de 40 milliards de dollars pour l’ensemble de cette guerre et de ses inconvénients collatéraux. Même si le Gouverneur de la Banque d’Israël, Stanley Fischer, affirme que le pays est prêt pour affronter une crise majeure, l’histoire récente a prouvé que, généralement, les banquiers sont de fieffés menteurs. Et ce n’est pas un banquier israélien qui échappera à la règle.
Source:LIESI