Les banques chypriotes sont infestées de dépôts d’origine mafieuse et tout particulièrement russes. Les services secrets allemands arguent que boucher les trous revient à renflouer des oligarques russes. Il est vrai que Chypre est un paradis fiscal pour les mafias en tous genres.
Angela Merkel prendra t-elle le risque de s’exposer sur ce sujet avec les élections d’automne 2013 ? Quant au FMI, on dit qu’il va répondre aux abonnés absents en cas de demande d’aides. On sait que le président chypriote est communiste et il a déjà fait un pied de nez à la Troïka, ce qui ne va pas arranger les choses. Les Européens attendent donc impatiemment les prochaines élections de février 2013 et espèrent voir triompher leur candidat de droite pro-européenne, Anastasiades, ce qui est très réalisable.
Il faudra alors agir vite car le pays n’a plus de ressources après mars. Une certaine urgence risque d’être au rendez-vous d’ici une trentaine de jours…
Est-ce que le futur gouvernement chypriote accepterait un contrôle extérieur sur son système bancaire ? Comment les banquiers chypriotes vont-ils expliquer à leurs clients ‘mafieux’ que l’Europe refuse de rembourser leurs pertes ? Rappelons que la Russie est déjà intervenue pour soutenir Chypre, ce qui avait soulevé la colère de plusieurs eurocrates. Moscou va-t-il intervenir afin d’éviter que les Européens regardent d’un peu trop près l’argent qui s’est expatrié de la Russie pour débarquer à Chypre ? Il faut en effet savoir que les mafias russes sont bien souvent des filtres utilisés par ce que nous appelons à LIESI : le bloc de commandement russe. Que feront donc les Russes ?
Source:LIESI