Mais plus on a d’argent, plus on a de problèmes.
Plus on a d’argent, plus on prend d’engagements.
Plus on a d’argent, plus on doit penser à le protéger.
Plus on a d’argent, plus on a peur.
La plupart des gens qui améliorent leurs revenus dépensent davantage. Et c’est bien normal : souvent, ils avaient rêvé de le faire pendant toute leur vie.
Mais quand on déménage dans un logement plus grand, quand on prend des habitudes qui coûtent cher… alors on est beaucoup moins tranquille qu’avant.
Parce qu’avant, on n’avait pas grand chose à perdre.
Mais après avoir goûté au luxe, c’est beaucoup plus difficile de revenir dans sa vie d’avant.
La plupart des gens qui ont réussi vivent avec la peur au ventre.
Peur de ne pas pouvoir maintenir le niveau de vie auquel ils se sont maintenant habitués.
Peur de ne pas pouvoir protéger leur épargne de l’économie, du fisc et des banquiers.
L’exemple le plus flagrant, c’est celui des gagnants du loto. La plupart finissent dépressifs, s’ils n’ont pas mis fin à leurs jours.
Pourquoi ?
Parce que pour la plupart, ce sont des gens simples. Qui ont appris, pendant toute leur vie, à se contenter de peu.
Et puis, la fortune est arrivée, d’un coup. Sans qu’ils n’aient eu le temps de s’y préparer. De la voir venir.
Et du coup, ils veulent avoir tout de suite tout ce dont ils avaient été privés pendant leur vie d’avant. Ils vivent dans le luxe, et ils s’y habituent.
Le problème arrive quand ils commencent à se rendre compte que les comptes se vident plus vite que prévu… et qu’un jour, il seront bien obligés de revenir à la case départ.
C’est plus difficile de manger des kebabs quand on a goûté au caviar. C’est plus difficile de s’installer à nouveau dans un studio en banlieue quand on a habité dans un hôtel cinq étoiles ou une villa avec piscine.
Et c’est la raison pour laquelle ils vivent avec la peur au ventre. La peur de perdre. La peur que tout se termine.
Et beaucoup d’entrepreneurs qui réussissent vivent avec la même peur que les gagnants du loto.
Ils voulaient gagner gros parce qu’ils pensaient que ça les rendrait libres. Et ils se retrouvent encore moins libres qu’avant.
Pourtant, ils pourraient vivre autrement.
Ils pourraient investir leur argent, et maintenir leur niveau de vie. Arrêter de dépenser plus, et commencer à prévoir l’avenir.
Le problème, c’est que c’est plus difficile à faire qu’à dire. Parce que quand on a été privé d’à peu-près tout ce qui nous faisait envie pendant 20, 30 ou 40 ans… et qu’on se retrouve capable de tout acheter, ou presque… c’est vraiment difficile de ne pas tomber dans les mêmes erreurs que celles des gagnants du loto.
Je suis passé par là, et je vois beaucoup de mes clients y passer aussi.
Et ce n’est pas possible d’en sortir sans changer son regard sur l’argent. Sans changer de philosophie.
Pour moi, tout a changé quand j’ai commencé à voir l’argent non plus comme un outil qui permet d’acheter des trucs sympa… mais comme le seul outil capable d’acheter de la liberté.
Pas de panique, je vous explique :
Comme tous les entrepreneurs que je connais qui se sont retrouvés rapidement avec des revenus 10, 20 ou 50 fois plus élevés que la moyenne, sans vraiment connaitre de transition, j’ai un peu pété un plomb. Et c’est bien normal.
Je me suis payé tous mes rêves de gosse.
J’ai vécu pendant des mois dans des hôtels cinq étoiles.
J’ai embauché des chauffeurs avec Jaguar pour aller en weekend au bord de la mer.
J’ai commencé à prendre l’avion en business ou first class.
J’ai trouvé du boulot à tous les gens qui comptent dans ma vie, en montant deux entreprises dont le profit n’est pas l’objectif. Et que je renfloue à chaque fois qu’elles touchent le zéro.
Alors un jour, j’ai commencé à paniquer.
Parce que j’étais plus ou moins à la même place que les gagnants du loto.
Je pouvais faire à peu-près tout ce que voulais… et je commençais à m’y habituer. Sans avoir de filet de sécurité.
Alors je me suis assis à une table, et j’ai commencé à réfléchir.
J’ai ouvert un ordinateur, et j’ai commencé à chercher si d’autres gens dans le même cas que moi se posaient les mêmes questions.
Et j’ai trouvé un terme. “Lifestyle inflation”. L’inflation du mode de vie. Il paraît que c’est normal : plus on gagne, et plus on dépense. C’est un fait économique, qu’on constate partout. Chez les salariés comme chez les entrepreneurs. Selon les études que j’ai trouvé, il n’y aurait quasiment pas d’exception.
Du coup, plus on gagne, plus on se met en danger. Parce qu’on s’habitue à vivre mieux. On s’habitue à des extravagances. On s’habitue à pouvoir tout faire.
Et du coup, le retour en arrière, même s’il était temporaire, serait bien douloureux.
Alors j’ai continué à chercher, et puis j’ai trouvé autre chose. J’ai trouvé des gens qui pensaient que le rôle de l’argent, ce n’était pas d’acheter des trucs sympa. Que le rôle de l’argent, c’était simplement d’acheter de la liberté.
Et quand on y pense, ce n’est pas bête : 100 euros placés à 5% rapportent 5 euros par an, à vie…
Un billet de 100 euros, c’est donc une machine à fabriquer 5 euros par an, à vie.
Et un compte sur lequel on a épargné 10 000 euros, c’est une machine à fabriquer 500 euros par an.
Il suffit, finalement, de 400 000 euros sur un compte pour générer 1 600 euros par mois… à vie. Et d’être indépendant financièrement.
Pas riche, mais complètement autonome.
Il suffit de 400 000 euros sur un compte pour travailler uniquement par choix, et pas par obligation. Parce qu’on n’a plus besoin de travailler pour manger et se loger.
Alors bien sûr, c’est un calcul grossier. Tout dépend comment on place son argent, tout dépend de l’inflation, et d’autres paramètres.
Mais justement. Quand on fait bien le calcul, en général, on se retrouve avec un peu plus de 5%, avec un placement sécurisé.
Quand on commence à voir chaque billet de 100 euros comme une machine à fabriquer 5 euros par an à vie, on commence à voir l’argent autrement.
Plutôt que de servir à acheter des trucs sympa, l’argent devient un outil qui achète des années de liberté…
Et ça, ça a tout changé pour moi.
J’ai commencé à prendre un cahier, et à y calculer combien il me fallait pour acheter un mois de liberté. Et puis un an.
Et je me suis fixé un objectif, qui a certainement été la meilleure décision de toute ma carrière : limiter mes dépenses pour pouvoir me payer un an de liberté le plus rapidement possible.
Avec une année de revenus d’avance, on ne pense plus de la même façon. On réfléchit plus à court terme, parce qu’il n’est jamais nécessaire de boucler les fins de mois. On ne réfléchit plus en termes d’événements (gagner tant d’euros, obtenir tant de visiteurs) mais en termes de process (construire une machine qui rapporte systématiquement tant d’euros par an, ou tant de visiteurs par mois).
Bref, ça change tout.
Et la liberté d’esprit que j’y ai gagné, elle m’apporte davantage de plaisir que toutes les dépenses d’avant.
Du coup, aujourd’hui, même si j’ai amélioré mon mode de vie, j’utilise d’abord mon argent pour m’acheter des mois et des années de liberté.
Essayez pour voir : arrêtez de compter votre épargne en euros. Et commencez à la compter en années. Ou en mois. Ou même en jours, si vous commencez tout juste à épargner.
Se dire qu’on a “acheté” trois jours de liberté, c’est quand même plus motivant que de se dire qu’on a épargné 150 euros.
Et pourtant, c’est exactement ce qu’on a fait.
Si aujourd’hui, vous n’avez pas encore réussi à atteindre les revenus que vous visez, alors c’est le meilleur moment pour commencer.
Parce qu’après, c’est beaucoup plus difficile.
En commençant tout de suite, vous vous préparez à une réussite saine, qui travaillera pour vous, au lieu de vous mettre en danger.
Source:webmarketingjunkie