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Ségolène à la BPI, une France bananière! par Hélène la Charentaise

On peut s’interroger sur la compétence qu’elle peut avoir en tant que vice-présidente de la BPI, futur fer de lance de l’investissement français. On aimerait connaître ses titres, ses diplômes, ses expériences en matière économique et surtout en la matière la plus pointue, celle qui concerne l’investissement. Car si déjà l’investissement privé est extrêmement difficile et nécessite des compétences exceptionnelles, l’investissement public, c’est encore pire, puisqu’il prétend se substituer au privé et faire mieux que lui. L’exemple du Crédit Lyonnais est-il déjà oublié?

On croit rêver! 

Que l’ancienne patronne de Areva, qui a littéralement planté la société, avec des dégâts qui se chiffrent par milliards, et avec des suspicions plus ou moins légitimes sur l’attitude de son entourage, puisse être  proposée à des postes de responsabilités se comprend encore dans un monde de népotisme, mais que la mère des enfants d’un Président de la République, donc personne très en vue, puisse prétendre à des postes semblables paraît juste digne d’une République bananière. 

On peut se demander ce que vont penser les organes de contrôle, s’il y en a en France, on peut se demander ce que vont penser les ponctionnaires européens qui de près ou de loin vont quelquefois être amenés à co-financer des projets, on peut se demander ce que va penser le marché international de la sélection des compétences dans le pays phare, donneur de leçons mondial, qu’est la France. 

Les abus de biens sociaux c’est à dire nationaux, sont courant à la tête de l’Etat. Mitterrand et ses conseillers de l’Elysée en savent quelque chose, mais on a  passé sous silence, Mitterrand c’est sacré. 

Hélas ou heureusement, ni Ségolène ni Hollande ne sont sacrés.

Où sont les beaux esprits qui se scandalisaient quand Giscard recevait une plaquette de diamants, cadeau d’Etat?

Hélène la Charentaise Le Mercredi  20 février 2013

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A PROPOS PAR BRUNO BERTEZ

Magnifique! Votre indignation réconforte à la fois sur la capacité d’analyse qui subsiste en France, et sur le sens moral d’une partie des Français.

L’emploi est le cancer de nos sociétés. Il est produit par la logique industrielle au sens large, logique du progrès des techniques et des savoirs faire, par la logique du capital des lors qu’il n’est pas policé par l’épuration destructrice, par le constructivisme qui fausse les signaux des marchés, par la politique politicienne qui affecte les ressources, là ou elles sont le plus inefficaces.

L’emploi c’est sacré, ce devrait être le seul domaine, s’il en reste un, où la nuisance politicienne ne devrait pas avoir le droit de se manifester. Il faut diriger les ressources pour s’équiper là où elles sont les plus utiles, aussi bien les ressources financières que les ressources humaines.

PLUS DE BERTEZ EN SUIVANT:  

L’intervention de l’état en ce domaine n’est qu’une longue suite de catastrophes… de catastrophes et de prébendes, et d’abus. 

  • On a vu ce qu’ont donné les nationalisations, au point, que même les socialistes n’en veulent plus. 
  • On a vu ce qu’à donné l’IDI, un champ de batailles d’intérêts particuliers et de fortunes personnelles construites sur les deniers publics. 
  • On a vu ce qu’a donné la grande Banque d’Affaires Française à l’Allemande avec les 150 milliards du Crédit Lyonnais. 
  • On a vu ce qu’a donné le CEPME qui finançait les entreprises politiques partisanes par la dette, et abandonnait les dettes, cadeau suprême, peu de temps apres les avoir accordées. 
  • On a vu les CIASI, et autres fiefs prébendiers des conseils généraux. 

Et nous tenons en réserve d’autres exemples à disposition… 

Donc nous disons l’emploi c’est sacré, et s’il y a bien un domaine où l’on devrait tenter d’être sérieux, inspirer confiance, c’est bien celui là.

 La BPI est censée être le fer de lance du redressement et donc de l’emploi. 

Or que voit-on à sa tète un homme qui a tout fait, sauf la preuve de sa compétence aux différents postes qu’il a occupé, et dont on se demande si la seule référence n’est pas d’avoir servi, et une Vice

Présidente incapable de gérer une région, incapable d’être élue  malgré  une vague porteuse de gauche . 

Quels sont les titres, les droits, les références? Show me the money!!! 

Avec de tels choix l’inefficacité, la politisation bébête, la gabegie sont assurés. 

Depuis quand, dans un pays les nominations sont elles dictées par les querelles intestines, ou plus bas encore, familiales et conjugales. Si Ségolène représente quelque chose, peut être utile politiquement, qu’on lui donne un poste politique comme on voulait le faire. Mais une nomination politique est incompatible avec les rivalités concubinales n’est ce pas? Alors il ne faut pas de nomination du tout. Surtout pas technique. Pitié pour l’emploi, pitié pour la France.

On a vu…

BRUNO BERTEZ Le Jeudi 20 Février 2013

Source:leblogalupus

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