Pour Georges Soros, la réponse est claire : non !
Le célèbre spéculateur évoque même un fiasco en perspective pour cet énième rendez-vous. Il a d’ailleurs livré une interview à Bloomberg TV en début de semaine qui ne m’a pas laissé de marbre… Voyez plutôt.
La psychologie de Georges Soros
Georges Soros est reconnu dans le monde de la Finance comme l’un des plus grands spéculateurs du XXe siècle. A son actif, plusieurs “coups” retentissants… notamment en 1992.
Cette année-là, le 16 septembre pour être précis, Soros a pris une importante position vendeuse sur la livre sterling. L’importance de sa position provoqua une telle chute de la devise que la Banque d’Angleterre dut se résoudre sortir du système monétaire de l’époque (SME).
Pari gagné. La dévaluation de la livre qui suivit l’a rendu riche et célèbre.
La roublardise de l’homme ne s’arrête pas là. Il a de nombreux succès à son actif comme notamment une condamnation pour délit d’initié dans le raid boursier lancé sur la Société Générale à la fin des années 1980.
Aujourd’hui, je me pose la question de la finalité de son intervention de lundi sur Bloomberg TV…
Connaissant la roublardise de l’homme (moins actif aujourd’hui mais qui garde malgré tout un regard – seulement ? – sur son célèbre Soros Fund Management),il y a deux options :
il est déjà agressivement short. Il a vendu un peu plus haut sur les marchés et accentue la tendance avec ses commentaires. Peut-être a-t-il en effet commencé à initier des positions short après la réunion de la Fed de la semaine dernière et l’absence de QE3 ;
il commence à acheter. C’est cette seconde hypothèse qui, étrangement peut-être, attire mon attention. L’idée de “crier au loup” en faisant courir des bruits pour profiter de la panique et “ramasser le papier” est l’une des techniques préférées des spéculateurs (technique qu’il avait d’ailleurs utilisée lors de la crise asiatique de 1997).
Crier au loup pour déclencher une panique et “ramasser le papier”
Cela n’engage évidemment que moi, mais le fond de son interview me semble surtout voué à “attiser le feu”. Car revenir sur des faits dont tout le monde sait qu’ils posent problème (comme les Eurobonds)… ou aller jusqu’à estimer qu’un échec ce week-end pourrait ni plus ni moins sonner le glas de l’euro me semblent un peu “gros”… Surtout dans un tel timing, à moins de trois jours de l’échéance donc, et qui n’a rien de “visionnaire”.
Source:quotidienne-agora