Voici un bref rappel de la succession des évènements depuis 2008 :
2008 : la principale banque du pays est nationalisée. La couronne islandaise est dévaluée et le marché boursier est suspendu. Le pays est en faillite. Les manifestations des citoyens aboutissent à la démission du gouvernement et à de nouvelles élections. Une loi propose de rembourser les dettes avec la Grande-Bretagne et la Hollande pour un montant de 3,5 millions d’euros avec un taux d’intérêt de 5,5% sur 15 ans.
2010 : Les citoyens manifestent pour obtenir la tenue d’un référendum. En mars, le référendum a lieu, et 93% des citoyens se prononcent favorablement pour un défaut de paiement. Au même moment, le gouvernement a lancé une enquête pour poursuivre au tribunal les personnes jugées responsables de la crise. Un grand nombre de cadres et de banquiers sont arrêtés. Une assemblée est élue pour écrire une nouvelle Constitution prenant en compte les leçons de la crise pour remplacer la constitution d’alors, qui était une copie de la constitution danoise. 25 citoyens sans affiliation politique sont choisis parmi 522 candidats.
2011 : En février, cette assemblée débute les travaux pour définir la « Magna Carta ». Elle devra être approuvée par le parlement lors des prochaines élections législatives.
Les citoyens islandais ont mené une véritable révolution pacifique contre les pouvoirs qui sont à l’origine de cette crise, et c’est ce qui explique le silence des médias, explique l’auteur. Ils ont montré que le peuple pouvait battre le système et donner une leçon de démocratie, un exemple que l’on ne veut surtout pas offrir à la méditation au reste du monde…
Source CNN/Express.be juil12