Eklablog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

tous sur le trading

Politique Friction du Mardi 13 Novembre 2012 : La campagne anti-France et surtout anti-français continue Par Bruno Bertez

 

PLUS DE BERTEZ EN SUIVANT :  

Car nous sommes entrés dans le déshonorant avec le feuilleton quotidien de la répression fiscale. En France, la manœuvre de reconquête du peuple de gauche passe par le spectacle de la pendaison fiscale haut et court, et c’est maintenant quotidien. 

Il ne vient pas à l’esprit des dirigeants que le recentrage économique au profit du MEDEF est inefficace tant que le peuple, le vrai, celui des gens qui travaillent, animent les petites entreprises, font plus de 40 heures, prennent des risques et tiennent le pays à bout de bras,   reste sous la menace de la confiscation et de l’asphyxie. 

Le recentrage du gouvernement ne profite qu’aux grandes  entreprises du Medef, le rapport Gallois aurait pu être écrit par l’Institut de l’Entreprise. L’idée centrale reste toujours la même, celle de mesures au profit de l’entreprise et au détriment de ses propriétaires. L’entreprise soft contre l’entreprise hard des petits patrons. 

On persiste dans cette idée que l’on peut dissocier l’entreprise et ses patrons, que l’on peut favoriser l’une, tout en spoliant les autres, et en espérant qu’ils vont continuer, imbéciles qu’ils sont, à pédaler le nez dans le guidon, pour que les élites puissent poursuivre leur gestion et  repas d’affaires connivents dans les trois rosaces parisiens. 

Monti veut que la France se mette à genoux, comme l’Italie, pour que le carrousel bancaire puisse continuer. Il a des complices, mieux, des maîtres, ce sont les banques françaises qui ont 423 milliards de créances sur l’Italie.

 Nous sommes au-delà des frontières, Monti est chez lui en France sur le champ unifié de l’espace kleptocratique. De l’espace unifié sous le signe de la contrainte de l’usure. 

L’offensive est rude, cynique, les forces en présence sont disproportionnées, même si le nombre est du côté des peuples. 

Les alliés qui veulent imposer leur loi sont institutionnels, ils ont des ressources infinies, ils disposent de l’exécutif européen, des partis politiques locaux, nous n’osons plus dire nationaux, des lobbies, des médias, des marchés manipulés. 

En face, il y a les peuples plongés, entretenus dans l’ignorance, sans guide autre que leur refus spontané, leurs intuitions  et leurs réactions primaires. Non coordonnées, non mises en  forme. 

Aucun corps constitué, aucun corps intermédiaire ne s’efforce de prendre le point de vue des gens. Des gens tout simplement. 

Ils sont tous tellement avides de pouvoir, pressés de monter les marches, comme Bayrou, qu’ils oublient le peuple au profit de la public policy. Ils veulent leur part, ils la veulent d’en haut, ils veulent que le haut leur donne les miettes, il ne leur vient pas à l’idée de les recevoir d’en bas. De se mettre au service des gens, afin d’avoir la légitimité de les représenter. 

Le monde est complexe, le jeu est opaque et c’est là-dessus que comptent les élites dominantes afin de réussir à sortir du mauvais pas de la crise dont ils sont responsables. D’en sortir à leur profit en plus. 

Cette complexité rend difficile la désignation des adversaires, rend délicate la constitution d’alliances et de solidarités. Ces adversaires réussissent le tour de force d’empêcher les rapprochements de groupes sociaux pourtant objectivement alliés, de groupes sociaux qui devraient  leur faire face. Lutter contre eux. 

Regardez le spectacle lamentable de la droite, a-t-elle, un seul moment, réfléchi, s’est-elle posée la question, quels sont les groupes sociaux que nous pouvons fédérer, quels sont les thèmes qui peuvent les unifier, quelles sont les valeurs, les intérêts communs de ces groupes. Comment définir, cimenter une base électorale. Quels sont les points d’ancrage d’une unité de cette base. Quel peut être son ciment? 

Non, la droite préfère faire l’unité d’en haut, au niveau de ses structures, par le bais du partage des prébendes et non par le bas. 

On va voter, on va faire semblant de choisir, mais le plus important est qu’après, ou même pendant, on va se repartir les postes. Je te donne le sel, tu me passes le poivre. Sinistre cuisine,  caricature de démocratie.

BRUNO BERTEZ Le Lundi 12 Novembre 2012

Source:leblogalupus

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article