« Nous entrons à présent dans une phase d’explication du dossier, et de discussions avec les autorités américaines, avec lesquelles
« Pour nous il n’y a aucune commune mesure avec certains autres dossiers qui ont pu être évoqué », a-t-il ajouté en référence à BNP Paribas, qui a dû s’acquitter d’une amende de 6,6 milliards d’euros.
M. Chifflet estime que le dossier de Crédit Agricole est spécifique, car « de manière générale les volumes des transactions en dollars sont très nettement inférieurs à ceux des grandes banques de la place ».
Les transactions examinées courent de 2003 à 2008 selon M. Chifflet, qui n’a pas souhaité dévoiler les pays vers lesquels les paiements ont été effectués.
Le groupe, qui n’a pas passé de provision spécifique à ce dossier, dispose de 1,1 milliard d’euros de provisions pour litige au total.
La banque privée du groupe a en revanche vu son bénéfice amputé par une provision juridique, dont le montant n’est pas détaillé, lié à l’échange de données bancaires entre la Suisse et les Etats-Unis.
Cette provision a été constituée au terme d’une revue interne, a indiqué M. Chifflet, ajoutant « qu’en Suisse, le Crédit Agricole n’avait jamais eu de dispositif commercial dédié à la clientèle américaine ».
Ce dossier a été remis en juin à la justice américaine et est actuellement en cours d’instruction.
Source:news-banques