Corrélativement, l’offre commerciale croît de 19% par rapport à l’année précédente, pour représenter 13.1 mois de ventes, soit 61.424 logements. Pour autant, cette augmentation de l’offre commerciale, qui s’explique principalement par la baisse des ventes, doit être relativisée : sur un échantillon représentant les 2/3 de l’offre, 45% correspondent à des opérations en cours de pré-commercialisation qui peuvent encore être abandonnées.
En conséquence, l’offre de logements achevés ou en cours de construction ne devrait guère excéder le chiffre de 35.000 unités, soit 7 à 8 mois de ventes.
Les prix, quant à eux, restent globalement assez stables depuis le début de l’année 2011 ; l’augmentation entre le 2ème trimestre 2011 et le 2ème trimestre 2012 n’est que de 1.2%, soit moins que l’inflation, avec une hausse moyenne de 2.2% en province et une baisse de 3.4% en Ile-de-France.
Le recul des ventes s’explique au premier chef par l’effondrement des ventes à investisseurs individuels (-49% au 2ème trimestre 2012 et -45% au cours du semestre, soit 10.235 logements), mais aussi par la baisse des ventes en accession (-9% sur le trimestre et -8% pour le semestre, soit 16 844 logements).
Pour les professionnels, cette baisse des ventes s’explique principalement par l’effet conjugué de la forte réduction de l’avantage fiscal accordé à l’investissement locatif et de la diminution significative de l’aide à l’accession sociale due à la réforme du PTZ+ fin 2011. Par ailleurs, les prix n’ont pas pu baisser sous le double effet de la dérive des charges foncières et des coûts de construction renchéris par l’accumulation des normes et l’amélioration de la qualité des constructions.
Si les tendances des indicateurs avancés de la FPI se confirment, il est à craindre que les ventes de logements aux particuliers ne dépassent guère 75.000 unités en 2012, ce qui risque d’accentuer la baisse des mises en chantier constatée depuis le début de l’année (-14% au 2ème trimestre 2012). De surcroit, l’abandon d’opérations au 2ème semestre de l’année pourrait venir dégrader encore ces prévisions.
Pour François Payelle, président de la Fédération, « la baisse tant des ventes que des mises en chantier est très inquiétante. Si cette situation devait se prolonger, elle aurait des conséquences très négatives pour nos entreprises et leurs salariés, pour l’activité et l’emploi dans la filière ainsi que pour le logement de nos concitoyens ». La Fédération rappelle en effet que chaque logement construit représente près de 2 emplois non délocalisables et que l’objectif annuel de 500.000 logements fixé par le Président de la République nécessite la vente d’environ 150.000 logements chaque année par les promoteurs.
Source : FNAIM,immobilier-finance-gestion