« Deux objectifs sont indispensables. Premièrement : renforcer à moyen terme l’intégration… Deuxièmement : prendre un ensemble de mesures réalisables en l’état actuel des traités européens et des institutions pour donner une stabilité financière à la zone euro. Cela passe par des progrès concernant la supervision intégrée, et si possible unitaire, des banques, afin de bâtir une véritable union bancaire.
Cela passe aussi par la mise en place d’un dispositif européen de garantie des dépôts. Cela passe encore par l’activation de mécanismes de soutien qui soient en mesure de protéger les pays qui font de sérieux efforts en matière de discipline budgétaire et de réformes structurelles… ». « Il y a dix jours pour sauver l’Europe. En cas d’échec, il y aurait des attaques spéculatives toujours plus fortes sur tous les pays et un acharnement particulier non seulement sur ceux qui ne se sont pas encore conformés aux paramètres, mais également à l’encontre de ceux qui, comme l’Italie et malgré leurs efforts, conservent une dette importante héritée du passé. La majeure partie de l’Europe devrait continuer de supporter des taux d’intérêt très élevés qui pèseraient ensuite sur les entreprises. La frustration des citoyens à l’égard de l’Europe grandirait encore. Paradoxe : alors qu’il faut davantage d’intégration pour sortir de la crise, des gouvernements, des parlements et des opinions publiques rejettent cette solution indispensable. Le Conseil européen doit agir vite. D’un point de vue financier, économique et politique. L’éloge de la lenteur qui a parfois inspiré l’Europe n’a plus cours ».
Source:LIESI