Première victime, l’Espagne s’affiche de très loin comme le mauvais élève de la zone euro en matière d’emploi. Le chômage touche une personne sur quatre (24,8% de la population active) et un jeune sur deux (52,8%), et la récession dans laquelle s’enfonce la quatrième économie de la zone euro n’offre pas de perspectives rassurantes.La situation est également préoccupante dans les autres pays faibles de la zone, notamment ceux qui ont bénéficié d’une assistance financière.
Le taux de chômage a atteint 15,4% en juin au Portugal, 14,8% en Irlande et 22,5% en Grèce, où les dernières données disponibles datent d’avril. Le chômage a également crû en France, à 10,2% en juin. En Allemagne, des données publiées ce matin ont mis en évidence une hausse pour le quatrième mois de suite du nombre de sans emploi en juillet. Malgré cela, Berlin fait toujours partie des pays avec les taux de chômage les plus faibles comme l’Autriche (4,5%), les Pays-Bas (5,1%) et le Luxembourg (5,4%).
Dans l’ensemble de l’Union européenne, le taux de chômage a atteint en juin 10,4%, comme en mai. Il s’agit là encore d’un niveau record.
Conséquence: la consommation risque d’être lourdement pénalisée, d’autant plus que les revenus des ménages sont sous pression avec une inflation qui reste élevée. Elle s’est inscrite en juillet à 2,4%, comme le mois précédent, selon une première estimation publiée mardi par Eurostat. Même si elle a beaucoup ralenti depuis le début de l’année, l’inflation dépasse pour le 20e mois consécutif le seuil de 2% visé par la Banque centrale européenne (BCE), chargée de veiller à la stabilité des prix.
Source AFP juil12