Au Nouveau-Mexique par exemple, mais également en Australie, à Helsinki, à Bratislava, Berlin ou Vancouver, les distributeurs à bitcoins commencent à s'implanter.
De loin, rien ne les distingue d'un distributeur de billets classique. Pourtant, grâce aux empreintes de la main, individuelle évidemment, on peut y créditer son compte bitcoin, ou bien retirer de l'argent, en monnaie réelle, en débitant sur son compte. Une société en particulier commence à se tailler la part du lion dans ce secteur. Robocoin, une entreprise américaine, est en effet à l'origine de ce type de bornes.
La réussite du bitcoin outre-Atlantique est effective. Elle l'est un peu moins sur le Vieux Continent, où nombre d'enseignes, mais aussi les banques, continuent de se méfier de cette monnaie numérique jugée hypervolatile. Actuellement, seulement 120 sites Internet français sont répertoriés sur le site bitcoin.fr comme acceptant les transactions avec cette monnaie, très prisée des geeks à l'origine.
Les banques alimentent de plus cette méfiance. Récemment, c'est la Banque de France qui s'est fendue d'une mise en garde contre l'utilisation de cette monnaie virtuelle. Certains doutes sont en effet fondés. Le bitcoin n'est pas une monnaie régulée, et pour la Banque de France, une monnaie non régulée représente un risque certain pour les utilisateurs. Un risque supérieur à l'hyperégulation des banques actuelles ?
Source:economiematin