Pas besoin d’être prix Nobel pour annoncer que la zone euro devient le souci numéro un de nombreux économistes. Pour la France, les responsables de l’enquête de Markit sont assez clairs : « La baisse importante des nouvelles commandes en décembre accentue l’inquiétude pour le secteur manufacturier français, la demande domestique et à l’exportation montrant toutes les deux une faiblesse marquée ». « Les perspectives pour 2013 sont sombres, dans un contexte de vents contraires pour l’économie française, dont une détérioration du marché du travail, une faible consommation et une demande fragile dans de nombreux marchés européens ». Nous peinons à exporter et la consommation française n’est guère brillante. C’est l’ensemble des pays européens qui sont à la peine !
Dans un tel contexte, il n’est pas surprenant de découvrir que l’Allemagne est aussi à l’unisson des autres : contraction de son secteur manufacturier.
Que dire de l’Italie ? Les politiciens se bagarrent comme des chiffonniers mettant au grand jour leur incompétence devenue légendaire tandis que la production du pays s’effondre : chute de 25% en seulement cinq petites années ! Et quid de l’Espagne ou du Portugal ?
Les Anglais s’en sortent mieux et d’aucuns cherchent à comprendre. Comme nous avons eu l’occasion de l’exprimer ici, les autorités politiques britanniques ont déjà pris en compte la mort de la zone euro et des décisions surprenantes tomberont probablement courant 2013.
Source:LIESI