Cela faisait plusieurs mois que l’ancien roi du jouet pour enfants s’inquiétait pour son avenir. En octobre, le groupe annonçait la démission de son PDG Patrick Abessira et un sévère ralentissement de son activité du premier semestre 2012, «impactée par le contexte économique de plus en plus difficile sur ses marchés, en France et en Europe» et par «la crise qui n’épargne plus le secteur des produits pour enfants». «En France, le segment peluches s’est replié de 24 % au premier semestre 2012 et le segment figurines de 27 %», justifiait le groupe.
Moins 34% de chiffre d’affaires
Son chiffre d’affaires (33,6 millions d’euros en 2011) a subi une baisse de 34% au premier semestre 2012 par rapport au premier semestre 2011. La chute était telle que sa cotation en Bourse avait été suspendue, un an seulement après son entrée.
Jusqu’ici, Jemini comptait sur son modèle «fabless» (sans usine) pour tenir. Tous ses produits sont confectionnés en Chine. Ecommoy est son unique site français, chargé de la conception des modèles et du marketting. C’est là que sont dessinés les peluches, les figurines et autres accessoires en forme de «Schtroumpf» ou de «Panthère rose». C’est là aussi que sont signées toutes les licences permettant à Jemini d’exploiter des personnages créés par l’Américain Disney, le Japonais Sanrio et autres créateurs de héros pour enfants.
Le monde de «Dora l’exploratrice» et des «Barbapapa» s’écroulera-t-il pour autant ? Pas sûr. Selon Radio France Bleu Maine, plusieurs concurrents sont déjà prêts à racheter les licences de Jemini.
Source: Le Parisien