Eklablog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

tous sur le trading

Indice « Big Mac » et effets de l’inflation

Il est vrai que ce produit a peu évolué au fil des années et qu’il obéit à un cahier des charges similaire dans les quatre coins du monde. Cependant, McDonald’s utilise généralement des matières premières locales, paie des taxes et des loyers différents, sans parler d’autres facteurs spécifiques à chaque pays. Il n’est par conséquent pas illogique que le prix du Big Mac varie d’un pays à un autre. De ce fait, l’utilisation du BMI paraît contestable.

 

 

 

Cela n’empêche que son utilisation peut avoir du sens s’il vise à suivre l’évolution du prix du Big Mac au fil du temps. Car les effets de la création monétaire inflationniste risquent fort de s’y refléter au fil du temps.

 

 

 

Le spécialiste Peter Schiff s’est penché sur les chiffres à cet égard, en comparant l’évolution du BMI aux États-Unis avec celle du CPI. Il a ainsi découvert qu’entre 1986 et 2003, le BMI américain a dans l’ensemble augmenté de pair avec le CPI américain. S’il y a bien eu des divergences certaines années, les deux indices ont néanmoins affiché une hausse du même ordre sur l’ensemble de la période, soir environ 68%. La mesure de la perte du pouvoir d’achat du dollar serait donc similaire avec les deux indices.

 

 

 

Or, depuis avril 2003 – soit après le crash des années 2000, une période caractérisée par des taux bas et une forte création monétaire – le BMI et le CPI ont largement divergé. Alors que ce dernier affiche en janvier 2013 une augmentation de 25%, le BMI, de son côté, s’est envolé de 61% sur la même période, soit bien plus du double. Sachant que la recette du fameux hamburger n’a pas changé au cours de la dernière décennie, Peter Schiff conclut que c’est donc la « mesure officielle » de l’inflation qui a dû être modifiée. Elle sous-estimerait potentiellement la perte de pouvoir d’achat du dollar.

 

 

 

Qu’en est-il de la situation de l’euro?

 

 

 

Un décalage est également observable. Le BMI a augmenté plus vite, notamment depuis 2006 que le CPI dans la zone euro (voir Figure 1). En janvier 2013, ce dernier aura ainsi augmenté de « seulement » 13% contre 22% pour le BMI, soit un écart entre les deux de 67%.

 

 

 

Figure 1 : Évolution du BMI et du CPI dans la zone euro, 2000-2013

 

 

 


 

 

 

Source : The Economist ; Eurostat, 2013.

 

 

Si le BMI reflète là-aussi peut-être mieux la perte de pouvoir d’achat de l’euro, il ne faut pas oublier qu’il sous-estime toujours l’ampleur réelle de l’inflation, dont les effets sont compensés en partie par les gains de productivité qui limitent l’envolée des prix.

Par Valentin Petkantchin - Institut Molinari

Source:24hgold

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article