Oui, Peugeot s’est privé de 11% de son chiffre d’affaires pour des raisons totalement extérieures à toute logique industrielle… avant de finalement voir le partenaire quitter le navire après y avoir fait pratiquer une grosse voie d’eau !
Avec l’annonce de General Motors — qui vend ses 7% pour ne pas avoir à participer à une future augmentation de capital — l’action Peugeot a dévissé de 24% en quatre séances, soit une chute de plus d’un milliard d’euros de sa capitalisation boursière.
Le placement privé auprès d’institutionnels s’est effectué avec la collaboration active d’un certain Goldman Sachs (agissant comme “teneur de livre”) qui venait de placer Peugeot (valant alors 11 euros) une semaine auparavant dans sa liste d’”achats de conviction”, avec un objectif porté à 16,4 euros.
Les mêmes analystes ont annoncé vendredi matin avoir retiré Peugeot de leur liste de “valeurs préférées”, abaissant leurs objectifs de 16,4 à 12,1 euros (-20%).
Bien entendu, il s’agit d’un malheureux concours de circonstances. Avec la fameuse “muraille de Chine” entre les différents services de la firme, aucun analyste n’aurait jamais pu envisager que Goldman participe au reclassement des 7% de capital détenus par GM…
La main droite ne saurait savoir ce que fait la main gauche… Mais les investisseurs qui ont suivi les avis de Goldman Sachs se sont pris la main droite puis la main gauche en pleine face à une semaine d’intervalle.
Source : La chronique agora