C’est sur ce dernier point, celui de la sortie de l’euro, que le bât blesse particulièrement. Car répétons-le, un « Grexit » est inéluctable, sinon même souhaitable et impératif. Le vieux combattant de Syriza, Manolis Glezos, ne s’y trompe pas :
« Ce que l’Allemagne n’est pas arrivée à faire à l’époque par les armes, c’est-à-dire, créer une Europe allemande, elle l’a réussi par l’euro. Syriza a promis la souveraineté populaire qui, pour la Constitution actuellement en vigueur, est le fondement du régime politique. Le peuple attend, avant toute chose, du gouvernement qu’il a élu, d’appliquer la Constitution. »
Sauf à se reprendre très rapidement, à comprendre enfin qu’il n’a rien à attendre de confrères européens qui n’ont de cesse de l’humilier et de le réduire pour empêcher toute contamination de ses idées « subversives » de départ à leurs propres pays, le gouvernement Tsipras hypothéquera toute chance de mettre son programme en application et contribuera rapidement à enterrer l’espoir qu’il avait fait naître au soir du 25 janvier.
Source:news360x