Selon Steve Landefeld, directeur du Bureau de l’analyse économique (BEA) du ministère du Commerce des Etats-Unis, chargé de mesurer le PIB, la créativité et la recherche a été sous-évaluée jusqu’à présent dans les calculs. « Alors que notre économie repose de plus en plus sur le savoir, les statistiques officielles ne reflètent pas correctement cette réalité » estime-t-il.
Ajoutant que le produit intérieur brut (PIB), qui, selon lui, « résume à lui seul la taille de l’économie » est un cas flagrant de manque de pertinence d’indicateur.
Désormais le BEA prendra davantage en compte la création dans le domaine de la propriété intellectuelle, tant en ce qui concerne les livres, les films, la musique, la photographie, les médicaments issus de la biotechnologie. Ces derniers seront ainsi considérés comme des investissements susceptible de générer des recettes dans le futur, et donc comptabilisés comme des actifs et non comme des dépenses.
Une baguette magique qui permettra également que leur coût de fabrication
soit pris en compte dans le calcul du PIB, ainsi que les recettes générées ultérieurement.
Certes, tous les cinq ans environ, l’organisme modifie ses méthodes de calcul, tenant compte de l’évolution de l’économie et de la qualité des données. Il s’agit donc cette fois-ci de tenir compte dans le PIB des actifs immatériels (Recherche & Développement, royalties), qui n’ont jamais été comptabilisés jusqu’ici.
Mais rendons à César, ce qui est à César, les Etats-Unis ne font ainsi qu’appliquer des recommandations de l’ONU datant de 2008. Si l’Australie a été pionnière dans le domaine, c’est avec un zèle non négligeable, que le gouvernement américain s’est empressé de mettre en œuvre une méthode lui permettant d’afficher que la récession n’est pas à l’ordre du jour.
Précisons que l’Union européenne devrait suivre le pas en 2014.
Sources : NYTimes, Boursier.com
Elisabeth Studer www.leblogfinance.com – 31 juillet 2013