Résumons...
Il ne trouve pas inquiétant la dérive américaine dans le domaine de la chasse aux sorcières fiscale orchestrée assez violemment (rappelons que la Suisse est tombée et que tous les autres pays sont en train également de tomber, ce qui revient à dire qu'on uniformise le monde entier sur un modèle de société, la société américaine, qui n'est justement pas un modèle de bonheur... ou de développement humain réussi). Relire à l'occasion l'article d'Isabelle Mouilleseaux ici qui tentent d'ouvrir les yeux à tous sur la réalité pas vraiment rose des USA : http://www.objectifeco.com/economie/politiques-economiques/capitalisme/a-quand-l-euro-contre-pouvoir-face-a-l-exorbitante-suprematie-du-dollar.html
Le journaliste du Figaro ne trouve pas inquiétante la dérive monétaire hallucinante américaine, la gestion de sa dette et encore moins j'imagine la dérive de la gestion de la France.
Non, il trouve inquiétant que des opérateurs privés cherchent à se soustraire à ce monde de tarés que sont en train de mettre en place tous les dirigeants occidentaux, avec une hausse sans précédent des réglements à la con et des impôts en tout genre.
La question finalement que cet article pose, c'est de savoir à qui on donne le pouvoir ?
Ou plus exactement, il convient de s'interroger si le monde ne tournerait pas plus rond avec des multinationales à la tête plutôt qu'un amas de ratés de bureaucrates sans aucune expérience de la vie économique, de politiciens corrompus plus girouettes que les éoliennes et de fonctionnaires à la productivité en dessous de tous les standards de l'économie privé. Ces gens ont fait la preuve depuis plusieurs décennies de leur incapacité totale à gérer les collectivités, que ce soit au niveau local, régional ou national, dans à peu près tous les pays.
Finalement, on en arrive à se demander si les multinationales peuvent faire pire. Cela paraît difficile d'égaler la pathétique performance des gens en place au pouvoir actuellement. On nous répète en boucle et pour cause que les multinationales sont les pourris les plus pourris de la planète qui exploitent sans aucune limite ni respect. En fait, les multinationales sont dénigrées car elles représentent le dernier danger des politiciens et de tous ceux qui vivent sur la bête. Elles sont le seul contre pouvoir viable à la folie des dirigeants et de la sphère publique.
Les pays exploitent aussi misérablement que le font les multinationales les masses. Les pays occidentaux n'ont absolument pas créé de justice sociale. Le système oligarchique est plus que jamais en place. Les pays ont en fait échoué à apporter une valeur ajoutée à ce que pourrait faire le privé. Je crois sincèrement qu'on devrait tous se poser la question de la privatisation de la vie publique et de la gestion du collectif. Actuellement, il est pratiquement impossible de signer des contrats avec des entités publiques sans entrer dans des problématiques de corruption.
Je voudrais aussi relater la boîte dans laquelle ma petite soeur travaille. Officiellement, il s'agit d'économie solidaire. Tout est merveilleux en surface. En réalité, un petit gars a tout compris sur la France. Il a un team qui analyse tous les secteurs où les crétins de fonctionnaires français sont incapables de faire leur boulot de manière productive. Puis, il arrive en proposant des solutions qu'il monétise sans objectif de profit. Aujourd'hui, il a réuni 10.000 salariés dans ses projets.
Je vous le traduis en clair. Vous payez en tant que français des impôts pour que des fonctionnaires gèrent les problématiques de réinsertion, de travail des handicapés et tout un tas de branches à vocation sociale. Seulement, ces gros lards de fonctionnaires, ca les stresse trop cette mission. Donc, ils prennent votre argent, achètent des prestations à ce genre de société solidaire dans laquelle oeuvre ma petite soeur pour sous traiter, puis se mettent peinard à buller, en augmentant les impôts, puisque désormais, il faut payer des mecs à rien foutre et payer aussi des mecs à bosser... Je ne parle même pas des frais de communication, car il faut montrer à tous que c'est génial, le plus excellent ou risible étant que tout ce petit monde se permet plus ou moins de filer des leçons de capitalisme en expliquant que les entreprises de l'économie privée exagèrent avec leur volonté de profits et que ce n'est pas si difficile que de se montrer humain dans le busines...
Evidemment, avec mon sale esprit, j'ai posé la seule question viable, à savoir : existe t il dans cette superbe entreprise solidaire une seule activité qui entre en compétition avec la sphère privée ou n'est ce que des contrats publiques qui font le chiffre d'affaires ?.... Je vous laisse deviner la réponse que j'ai obtenu...
Et si ces multinationales faisaient mieux pour gérer la vie collective que les fonctionnaires / bureaucrates / politiciens ?
Charles Dereeper
Source:objectifeco