Cela me rappelle fin 2007 quand on vous disait qu'il y avait une petite crise dites des "subprimes" aux Etats-Unis, oh rien de bien grave, un truc qui ne concerne que quelques banques américaines. Là c'est la même chose, vous apprenez que la monnaie du Vénézuela a été dévaluée, suivie par celle de l'Argentine, et deux jours après par la Lire turque... C'est pas grand chose, sauf que beaucoup de banques ont pris des Credit Default Swaps sur des variations de monnaie. Et certains ont joué de malchance, obligées de payer sur les 3 pays en même temps. Des dizaines puis des centaines de millions de dollars... Au train où vont les choses, et si ca continue ce seront des milliards, et le hic, c'est que les banques qui ont pris le pari dans le mauvais sens ne peuvent plus payer.
Par exemple, la banque HSBC, vous savez, celle qui a mis son nom sur tous les sas d'embarquements dans quasiment tous les aéroports. Eh oui, quand un alpiniste tombe, on peut le ratrapper, deux à la rigueur, mais trois en même temps, oups, personne n'a plus la force. Pour éteindre l'incendie, une seule solution: le "shadow quantitative easing", la planche à billets de l'ombre, celle que les Banques Centrales égarent (on a eu le cas il y a 4 ans avec les milliards de perdus par la Fed et qu'elle ne pouvait pas justifier). Un SQE (à ne pas confondre avec SQL) a ceci de bon qu'il permet de sauver des situations de ce type, ni vu ni connu, via le trio Fed-BoJ-BoE. On l'a vu en 2008, en 2009, etc. Sauf que là ça commence à fuir de partout. Le Titanic Wall Street a encore eu une nouvelle caisse d'isolation qui a cédé sous la pression. Les CDS sur les pays émergeants mais qui en réalité coulent, ça fait très très mal... Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2014