Ce jour de 2014 (en janvier certainement) sera celui où les capitalistes chinois vont racheter une partie de Peugeot. C'est le constructeur Dongfeng qui devrait apporter, dit-on, à peu près 1,5 milliard à l'entreprise automobile française qui n'a plus d'argent.
Ce ne sera certainement qu'un début. Car les Chinois, quand ils arrivent quelque part, ce n'est pas pour jouer les partenaires gentils, mais sans doute pour bouffer toute la baraque. Ce sera un choc, car la famille Peugeot se confond avec l'histoire industrielle de la France. Les Peugeot dirigent leur entreprise depuis 1810, fabriquent des voitures depuis 1890. Peugeot, c'est à la fois le socle et l'histoire de l'industrie française.
L'entrée du capitalisme chinois chez Peugeot, c'est un symbole simple : celui du déclin de la France. De quoi souffre Peugeot ? D'être trop français. Renault a délocalisé ses productions (Pologne, Maroc). Peugeot l'a beaucoup moins fait, et souffre du coup de deux maux : le coût du travail (pas celui des salaires !) et la difficulté d'adaptation de l'outil du travail aux aléas du marché.
Source:Le Blog de Jean-Michel Aphatie