Un temps de réaction parfaitement adapté aux ultrafast extreme events (UEE ou évènements extrêmes ultrarapides). Très fréquents depuis la nouvelle législation rendant plus attractives les transactions à haute fréquence (responsables du krach de 2010), ils durent moins de 1.500 millisecondes.
Entre le 3 janvier 2006 et le 3 février 2011, ce sont ainsi 18.520 krachs et pics que les marchés financiers ont connu. Les prix ont changé de 0,08% ou plus avant de retourner au prix des marchés à l’échelle de temps humaine, détaille le magazine Quartz, sans que personne ne s’en aperçoive jusqu’à présent.
Le graphique ci-dessous montre comment les UEE fonctionnent. Le nombre de krachs cumulés (en rouge) et de pics (en bleu) ont progressé entre 2006 et 2001 comparé à l’indice S&P 500, le plus représentatif du marché américain. La liste des actions les plus soumises aux UEE est affichée en vert, Morgan Stanley (MS, tout en bas) étant celles en ayant le plus subis.

«Est-ce que ce sont 18.000 coups de chance pour l’un des algorithmes ou 18.000 exemples d’une nouvelle forme de transactions internes?, s’interroge Neil Johnson, professeur de physique à Miami, qui a mené l'étude, en termes de viabilité de l’information, c’est très difficile à dire. C’est plutôt étrange d’avoir ça qui se passe et de n’avoir personne qui sait.»
Il reste encore beaucoup à apprendre de ces micro-évènements, mais déjà des expériences suggèrent que les ordinateurs sont bien plus efficaces à l’échelle humaine du temps qu’à celle inférieure à la seconde, rapporte Quartz.
Source:slate