Eklablog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

tous sur le trading

Apple = $ 623 520 000 000 et devient la plus grande capitalisation boursière de tous les temps

Ce sont «les rumeurs» qui «ont encore une fois permis à l’action Apple d’atteindre les sommets»: La Tribune dit à ce propos qu’«Apple, échangé sur le marché à dominante technologique Nasdaq à New York, attire les investisseurs car ils «s’attendent à un nouveau cycle de sortie de produits avec l’iPad Mini, le nouvel iPhone», ainsi qu’à «une plus grande pénétration du marché chinois», a souligné Michael James, analyste à Wedbush Morgan Securities.

Le «buzz» orchestré

Plus précisément, ces rumeurs, quelles sont-elles? Les Echos indiquent que «cela fait deux ans que le constructeur n’a pas changé la forme de son téléphone. Le nouveau aura, dit-on, un écran plus large et fonctionnera sur les réseaux à très haut débit (4 G). […] Et ce n’est pas tout. Le marché naissant des tablettes, contrôlé à 70% par Apple, pourrait bien décoller. […] A ce buzz savamment orchestré, dont les dirigeants […] ont reconnu publiquement qu’il faisait partie intégrante de leur stratégie commerciale, il faut ajouter une inconnue de taille. On ne sait pas encore qui, d’Apple ou de Samsung, sortira vainqueur de l’affrontement en cours devant un tribunal californien. Ils s’accusent mutuellement de violation de brevets. Si l’un des deux titans du smartphone trébuche, le cours de bourse de l’autre en bénéficiera.»

Et le Financial Times de constater, comme beaucoup d’autres, qu’Apple atteint le nirvana boursier le jour où, précisément, Facebook s’effondre, jusqu’à la moitié de sa valeur de lancement.

/////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

Google et Facebook ont un point en commun: aucun des deux ne fournit d’indications financières sur les trimestres à venir. Si les investisseurs le pardonnent à Google, ce manque de visibilité inquiète les actionnaires de Facebook, le titre est en recul de près de 40% depuis son entrée en bourse mi-mai.

Comme attendu, le chiffre d’affaires a progressé de 31%, à 1,18 milliard de dollars. Comme pressenti, certes, mais il s’agit de la plus faible progression du chiffre d’affaires depuis début 2011. Facebook compte avant tout sur la publicité (84%) pour ses recettes, l’essentiel du solde étant lié à la plateforme des paiements réalisés sur le site. Comme craint en mai, la croissance de Facebook sur les téléphones mobiles ne tire pas en avant celle des revenus. Exemple: lors du dernier trimestre, le nombre de publicités affichées aux Etats-Unis a crû de 2%, alors même que le nombre d’utilisateurs quotidiens augmentait de 10%.

L’entreprise de Mark Zuckerberg cherche toujours à «monétiser» ces utilisateurs mobiles qui ne cessent de croître: en un an, le nombre total d’utilisateurs quotidiens a augmenté de 29%, à 955 millions de Terriens, alors que celui sur mobiles explosait de 67%, à 542 millions. Lors de la conférence téléphonique, tant Mark Zuckerberg que Sheryl Sandberg, directrice opérationnelle, ont insisté sur les défis que représentent ces petits écrans où les annonceurs peinent à trouver leur place – Sheryl Sandberg a ainsi affirmé que Facebook devait «éduquer les entreprises pour annoncer au mieux sur Facebook».

La société se retrouvera face à un défi plus important encore cet automne, lors de la sortie de la version 6 du système d’exploitation iOS pour iPhone et iPad. Apple a en effet décidé d’inclure Facebook dans son système – comme il l’avait déjà fait pour Twitter, ce qui devrait doper l’utilisation de Facebook sur mobile.

«Histoires sponsorisées»

Facebook tente d’améliorer le nombre de clics sur les annonces. La firme a ainsi lancé des «sponsored stories» («histoires sponsorisées») qui s’affichent directement dans le fil d’actualité de l’utilisateur. Selon Mark Zuckerberg, les clics liés à cette innovation rapporteraient actuellement 1 million de dollars par jour à Facebook.

Côté résultat net, la société a affiché une perte de 157 millions de dollars sur le trimestre, due au traitement comptable de stock-options accordées aux employés et aux taxes liées à ces rémunérations, qui ont totalisé 1,3 milliard. Mais aucun mot sur le futur. Et, comme le résumait un analyste cité par Bloomberg, «un peu d’indications sur les revenus à venir, un peu d’optimisme sur les performances futures auraient été appréciés».

//////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

«A titre comparatif, Apple vaut aujour­d’hui presque 15 fois Facebook, qui après quatre mois en bourse ne cesse de voir gris», estime le site Presse-Citron. Le Wall Streeet Journal (WSJ) compare, lui, la puissance de cette entreprise à des valeurs historiques comme General Motors. Il cite Richard E. Sylla, le professeur d’histoire financière à la New York University’s Stern School of Business, qui parle de «firme iconique»: «Quand je pense à ce type d’entreprises, je pense à des firmes dont les produits sont utilisés par toutes sortes de gens et dont les leaders sont considérés comme des génies.» Tel Steve Jobs, évidemment, dont la Handelszeitung retrace en photos légendées l’insensé parcours.

Vers l’Apple TV

D’ailleurs – toujours selon le WSJ, cité par le courtier en ligne EasyBourse dans «Apple, la firme qui valait 600 milliards» – cette histoire n’est pas terminée, car «la firme de Cupertino a engagé des discussions avec les principaux câblo-opérateurs américains (Time Warner Cable, Comcast, etc.) afin d’équiper des millions de foyers de son décodeur numérique, l’Apple TV». «C’est réellement impressionnant et avec les futures annonces, si Apple ne déçoit pas (les ventes elles, pour sûr, ne décevront pas), ce montant de capitalisation va encore grimper au grand désespoir, peut-être, de quelques économistes qui prévoyaient des jours moroses», semble se réjouir le site AccessoWeb.

Et puis, ces beaux chiffres ont bien d’autres raisons aussi. Le site Un Simple Clic juge par exemple que «s’il est certain qu’Apple gagne énormément d’argent grâce à la vente de l’ensemble de ses produits, le modèle économique le plus impressionnant de la firme pommée reste sans aucun doute l’AppStore, sa plateforme de téléchargement d’applications. Copié mais jamais égalé, [il] est une initiative extrêmement fructueuse pour Apple. Ouvert depuis le 11 juillet 2008, [il] n’a de cesse de battre des records! En mars dernier par exemple, Apple fêtait sa 25 milliardième application téléchargée alors que sur les 650 000 applications que compte l’App­Store, 400 000 n’auraient jamais été téléchargées! Si ces chiffres sont déjà impressionnants, savoir qu’Apple gagne 1000 dollars toutes les secondes grâce [à lui], cela fait vraiment rêver!» Rêver, c’est le mot.

L’information de la nouvelle capitalisation record d’Apple a été reprise par tous les médias du monde, mais le blog financier Zero Hedge s’est posé la question de savoir quelle en était la valeur réelle.

 Lundi, la capitalisation d’Apple a dépassé la capitalisation de Dell, Microsoft, Hewlett Packard (HP), Facebook et Google réunis. Le blog financier rappelle que l’on doit toutefois prendre d’autres indicateurs en considération, et notamment la valeur comptable, le chiffre d’affaires, et le bénéfice net avant impôts, provisions et amortissements. Lorsque l’on effectue également des comparaisons sur ces données, Apple ne distance plus autant les autres grandes sociétés des Tech, ce qui indique certainement que le titre est surévalué.

 Pour le blog, rien ne garantit qu’Apple va continuer à dominer le secteur. Le secteur des Tech est instable et il évolue rapidement. Il rappelle que la gamme de produits d’Apple est encore dominée par les appareils conçus sous les spécifications exigeantes de Steve Jobs, et qu’il faudra du temps pour que l’on puisse juger si Apple sans Steve Jobs est capable de maintenir ce niveau d’exigence.

Par Olivier Perrin/Le Temps Aout12

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article