Moscou a interdit en février 2014 l’importation de porc européen sur son territoire, officiellement en raison de quelques cas de fièvre porcine africaine découverts chez des sangliers morts en Lituanie et en Pologne, en réalité en réponse à l’embargo que l’UE, sur injonction de Washington, avait décrété à l’encontre de la Russie à cause de la crise ukrainienne.
En octobre dernier, le ministre de l’Agriculture avait évalué les pertes liées à cet embargo à 44 millions d’euros pour la filière porcine française. Cet embargo est à l’origine de la plus grave crise que l’élevage français ait connu. On estime à près de 1000 le nombre d’éleveurs qui se sont suicidés. On comprend dès lors que le gouvernement français, qui estime avoir avoir déjà payé cher avec l’affaire des « Mistrals » sa fidélité aux USA, ait une authentique envie de renouer avec la Russie (d’autant que d’autres pans de l’économie française souffrent du blocage des relations commerciales).
En voyage aujourd’hui en Ukraine, la chancelière d’Europe a déclaré au président ukrainien Petro Porochenko, qu’on entendait le son du canon dans l’est de l’Ukraine et que cela rendait impossible la levée des sanctions, décrétées par l’Occident contre la Russie.
«Parce que les accords de Minsk ne sont pas mis en œuvre intégralement, l’Union Européenne devra prolonger les sanctions contre la Russie», a-t-elle affirmé. Basta, fermez le ban, y’a qu’un chef et il n’est pas français!!!
Source:objectifeco