Plus inquiétant encore que le nombre, c'est la quasi universalité des secteurs touchés qui est à la fois préoccupante et révélatrice d'un mal plus structurel que conjoncturel. Toutes les régions, sauf trois (Paca, Limousin et Basse-Normandie), sont touchées et la majorité des secteurs d'activité sont concernés, avec en particulier des niveaux de défaillances records dans l'hébergement restauration (+ 16,4 %), les services aux entreprises (+ 11,5 %), le commerce automobile (+ 10,2 %), le commerce de détail (+ 8 %) et les services aux particuliers (+ 7,4 %).
Nous évoquions hier l'étude de Euler Hermesattendant une légère baisse (- 1 %) des défaillances pour 2014, restant toutefois à des niveaux historiquement très élevés, environ 61.800 défauts, avec les conséquences tant sur l'emploi que sur l'activité en général que cela génère.
Il n'est pas certain que la réforme du statut d'auto entrepreneur, que les réformes fiscales sur le capital investi, que la taxe sur l'excédent brut d'exploitation, que l'encadrement politique et étatique de l'investissement, que l'augmentation du coût de la main d'oeuvre soient de bons moyens de pallier à cette mortalité.
Est il étonnant, après cela, d'apprendre que tous les jours, des entrepreneurs français vont s'installer ailleurs? (encore aujourd'hui dans le Figaro)
Source:objectifeco