Par contre, beaucoup de gens sont persuadés d’être propriétaires. Seulement il y a un emprunt, et tant qu’il n’est pas remboursé jusqu’au dernier centime, c’est la banque qui possède le bien immobilier.
Et les banques ont tout intérêt à faire perdurer cette situation et entretenir le doute. Le client rembourse pendant des années. Un peu avant la fin de l’amortissement, il suffit de le faire trébucher et les financiers récupèrent la mise.
C’est ce qui est arrivé à cette personne qui nous a écrit.
En 1980, la client achète sa résidence principale et contracte un prêt de 56.406€ remboursable sur 20 ans.
Taux progressif, 9,90%, 10,90%, 13,13%
19 ans après, en 2000, le prêt est quasiment remboursé. Dans quelques mois la personne sera enfin propriétaire.
Sa maison, elle l’a payée probablement 2 ou 3 fois son prix avec le jeu des intérêts.
Seulement voilà, au cours de la 19ème année, des difficultés financières interviennent. Une ou deux échéance impayées et c’est l’action judiciaire menée par la banque tambour battant.
Il reste 18.137,64€ à rembourser. La banque va arrondir à 26.887,89€.
Lors de la vente aux enchères, la mise à prix est de 12.195,92€
Vendu à vil prix, c’est-à-dire 124.000€
Et revendu par les adjudicataires plus de 350.000€
La banque ? Le Crédit Immobilier de France. Ceux-là même que l’Etat renfloue actuellement avec l’argent des contribuables.
Il est cocasse de voir ses employés, ceux qui menèrent par le passé ce type d’action, manifester car ils sont en cours de licenciement.
Source:antibanque